Portraits

Marianne, ambassadrice des milieux humides : transmettre sa passion pour la nature

2026-09-21
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18 juin 2025

Biologiste de formation et professionnelle de la conservation, Marianne Mallette est animée par une curiosité qui la pousse à s’investir dans des projets variés. Comme ambassadrice de l’initiative Mobilisation pour la restauration des milieux humides au Québec, elle transforme cette passion en rencontres : des occasions de faire découvrir au public des écosystèmes aussi fascinants qu’essentiels.

Notre ambassadrice Marianne anime des visites guidées au parc de la Frayère, à Boucherville. (Mélanie Jean Photographe)

Un parcours guidé par la conservation des milieux naturels

Marianne se décrit comme une personne touche-à-tout. Parmi ses nombreux centres d’intérêt, l’environnement occupe une place toute particulière. Sa curiosité pour la restauration et la mise en valeur des milieux naturels l’a menée vers des études en biologie, puis vers une carrière en conservation.

Même si son travail lui permet déjà de contribuer à la protection de la nature, elle souhaitait agir autrement et sur plusieurs fronts. Le Réseau ambassadeur lui a offert une avenue complémentaire et concrète : aller à la rencontre du public, partager ses connaissances et nourrir l’intérêt pour les milieux humides.

Le groupe aux abords de la passe migratoire du parc de la Frayère.

Les milieux humides, des réservoirs de biodiversité uniques

Pour Marianne, les milieux humides sont d’abord des « réservoirs de biodiversité uniques ». Elle pense bien sûr à la flore et à la faune qui les caractérisent, mais aussi aux nombreux bienfaits qu’ils procurent à la collectivité.

Selon leur emplacement dans le paysage, ces écosystèmes peuvent notamment contribuer à réguler l’eau, à filtrer certains contaminants, à stocker du carbone et à offrir des habitats à une grande diversité d’espèces. Pourtant, ils sont encore parfois réduits à l’image de simples cuvettes d’eau stagnante ou de lieux infestés d’insectes. Marianne veut justement aider à changer ce regard.

« Ce sont des milieux fascinants qu’on se doit de protéger et de restaurer, non seulement pour la flore et la faune qu’ils abritent, mais aussi pour notre société. »
Une gallinule d’Amérique observée au parc de la Frayère. (Mélanie Jean Photographe)

Faire connaître pour mieux protéger

Le rôle d’ambassadrice permet à Marianne de conjuguer transmission, apprentissage et engagement. En animant des visites guidées, elle développe ses aptitudes en vulgarisation tout en approfondissant ses propres connaissances sur les milieux humides. Surtout, elle crée un lien direct entre les notions scientifiques et ce que les participants peuvent voir, entendre et ressentir sur le terrain.

Son objectif dépasse la simple transmission d’informations. Elle souhaite donner envie à d’autres personnes de s’impliquer et de faire une différence pour l’environnement, parce qu’après tout : « on protège ce qu’on aime, et on aime ce qu’on connaît. »

Marianne présente les caractéristiques du marais du Parc de la Frayère, à Boucherville.

Les échanges au cœur de l’expérience

Ce qu’elle apprécie le plus? Les interactions avec le groupe. Aucune visite ne se déroule exactement comme la précédente. Les anecdotes et les expériences partagées enrichissent les échanges, tandis que les questions posées invitent tout le groupe (y compris la personne qui anime!) à réfléchir et à continuer d’apprendre sur les milieux humides.

La nature contribue elle aussi à rendre chaque sortie unique. Une tortue peinte peut se montrer au détour du sentier; un grand héron, une aigrette ou un cormoran peut apparaître au-dessus de l’eau. Ces observations spontanées permettent de voir les animaux dans leur habitat et donnent vie aux explications sur la richesse écologique des milieux humides.

Des tortues peintes se réchauffent au soleil. Cette espèce peut facilement être observée au Parc de la Frayère, où Marianne anime des visites guidées. (Mélanie Jean Photographe)

Une voix collective pour les milieux humides

Selon Marianne, l’action citoyenne commence aussi dans les conversations. Parler de l’importance des milieux humides, partager de l’information fiable et défendre leur protection contribue à faire évoluer la perception collective. Cette mobilisation peut prendre plusieurs formes : appuyer des décisions favorables à l’environnement, se joindre à une association, participer à une démarche citoyenne ou s’intéresser aux projets qui touchent les milieux naturels de sa communauté.

Les personnes propriétaires de terrains peuvent également jouer un rôle important. En collaborant avec des organismes en environnement, elles peuvent mieux connaître les milieux naturels présents sur leur propriété et explorer différentes avenues pour les restaurer, les mettre en valeur ou les protéger à long terme.

Le groupe apprend à identifier certaines espèces repérées pendant la visite.

S’émerveiller pour avoir envie d’agir

Les propres souvenirs de Marianne dans les milieux humides sont associés à des observations qui ont marqué son regard d’écologiste : un grand héron, une plante carnivore, une rainette. Ils évoquent aussi des moments de ressourcement vécus en randonnée ou en kayak.

C’est cette combinaison d’émerveillement, de connaissances et de rencontres qu’elle souhaite transmettre pendant ses visites. En faisant découvrir les milieux humides tels qu’ils sont — vivants, surprenants et indispensables —, Marianne aide les participants à mieux comprendre pourquoi leur restauration et leur création concernent toute la collectivité.

Envie de découvrir les milieux humides à votre tour? Consultez le calendrier des activités de l’initiative Mobilisation et inscrivez-vous à une visite guidée gratuite près de chez vous.

Cette initiative est financée par le Fonds bleu dans le cadre du Plan national de l’eau de la Stratégie québécoise de l’eau.

Frédérique Brais-Chaput
Chargée de projets en mobilisation et transfert de connaissance